Plusieurs pays avec une forte croissance démographique cherchent à acquérir des terres agricoles hors de leurs frontières, avec en toile de fond la crise alimentaire. Cette quête conduit notamment des entreprises chinoises à s'intéresser à des terres arables au Québec.
C'est ainsi que le producteur de porc Pierre Désoudry, à Saint-Valérien-de-Milton, s'est vu offrir de vendre ses terres. « Ils m'ont dit combien tu veux? Combien ça vaut là les porcheries, la maison, tout », raconte-t-il.
...
La Fédération de l'Union des producteurs agricoles (UPA) de Saint-Hyacinthe s'inquiète de cette tendance. « Si ce phénomène arrive, c'est clair que c'est la catastrophe pour l'agriculture, parce qu'ils vont prendre le contrôle de l'agriculture du Québec », estime Réjean Bessette.
Les agriculteurs demandent l'aide du gouvernement pour éviter que le phénomène ne prenne de l'ampleur. « Depuis 39 ans que je suis en agriculture, c'est la première fois que je vois autant de détresse de la part des agriculteurs », note le représentant de l'UPA
Nos campagnes se vident, l'étalement urbain s'intensifie, nos vieilles granges tombent en ruine. Le métier d'agriculteur est sous valorisé, sous payé et très difficile. Les employés qualifiés et motivés (ou tout simplement travaillants) sont introuvables et on doit les faire venir du Mexique ou autre pays d'Amérique latine. (Ce sont d'ailleurs des gens exceptionnel et je leur lève mon chapeau).
La nourriture est un besoin essentiel. On veut quoi comme pays, comme société, comme culture, comme alimentation?